Neuf nations ont fait leur entrée sur la piste internationale pour se mesurer au parcours à 1,60 m conçu par le chef de piste FEI Leopoldo Palacios (VEN). La compétition s’est déroulée en deux manches : les neuf équipes ont pris part à la première, avant que seules les six meilleures, déterminées en fonction de leur score cumulé, ne se qualifient pour la seconde manche.

Le parcours technique imaginé par Palacios a mis à l’épreuve aussi bien les chevaux que les cavaliers, exigeant précision, stratégie et régularité du début à la fin. La Grande-Bretagne, l’Allemagne, l’Irlande, la Belgique, les États-Unis et la France ont obtenu les résultats nécessaires pour accéder à la seconde manche, laissant présager un dénouement palpitant.

Alors que les écarts en tête du classement étaient minimes, l’Allemagne, l’Irlande et la Grande-Bretagne, tenante du titre, ont abordé la seconde manche avec seulement quelques points d’écart. Chaque barre comptait et les cavaliers savaient que la moindre erreur pouvait coûter cher à mesure que la lutte pour la Coupe des Nations BMO s’intensifiait.

L’Allemagne s’est présentée à la Coupe des Nations BMO avec une équipe particulièrement solide, composée notamment de trois membres de la formation qui s’était imposée aux Jeux équestres mondiaux d’Aix-la-Chapelle en août. Daniel Deusser, Sophie Hinners et Jörne Sprehe ont mis à profit cette expérience de haut niveau sur la piste internationale, signant tous les trois un parcours sans faute lors de la seconde manche.

À mesure que les parcours sans faute s’enchaînaient, la pression s’accentuait sur les équipes qui devaient encore s’élancer, et la régularité de l’Allemagne s’est finalement révélée décisive. Les trois cavaliers allemands ont chacun bouclé le difficile parcours à 1,60 m sans la moindre faute, permettant à leur équipe de terminer avec un score final de seulement quatre points de pénalité — un total imbattable qui a offert à l’Allemagne le titre de la Coupe des Nations BMO 2026.

« En tant que cavalier, c’est différent. Et j’ai vraiment apprécié. J’adore cet endroit et, en tant que chef d’équipe, c’est vraiment différent. On ne peut pas intervenir, on peut seulement essayer. Ils disposent des meilleures conditions pour les accompagner, mais au bout du compte, on espère simplement que tout fonctionnera. » — Otto Becker (GER), à propos de la différence entre concourir à Spruce Meadows en tant que cavalier et y officier comme chef d’équipe.