Au début de l’année 2026, la Fédération Équestre Internationale (FEI) a clarifié pourquoi le médicament imidocarbe relève désormais du contrôle antidopage.
La mesure, en vigueur depuis le 1er janvier, a suscité des inquiétudes chez les cavaliers, les vétérinaires et les propriétaires de chevaux traités contre la piroplasmose, une maladie parasitaire transmise par les tiques et particulièrement répandue en Europe du Sud.
L’imidocarbe est utilisé depuis des années pour traiter ou limiter les symptômes de cette maladie. Bien que sa valeur thérapeutique ne soit pas contestée, la Fédération Équestre Internationale (FEI) le classe désormais comme substance contrôlée, car il peut influencer la performance des chevaux. Un autre élément déterminant est que des résidus du produit peuvent rester détectables dans le sang pendant plusieurs mois, parfois jusqu’à six mois après l’administration. Cela a suscité des craintes que des chevaux traités soient écartés des compétitions internationales pendant de longues périodes. Certains cavaliers de haut niveau auraient ainsi déjà décidé de ne pas engager, pour l’instant, des chevaux récemment traités.
La FEI souligne que les substances ne sont pas ajoutées à sa liste de manière arbitraire. Chaque année, un groupe de travail spécialisé, composé de vétérinaires, de pharmacologues, de chercheurs et de représentants de laboratoires accrédités, évalue les connaissances scientifiques disponibles. Sur cette base, le Conseil d’administration de la FEI décide d’éventuelles additions. Selon la fédération, l’imidocarbe répond aux critères, car au-delà de ses usages médicaux, il présente aussi des risques, notamment des effets secondaires toxiques connus et des cas d’utilisation en dehors d’un strict encadrement vétérinaire. Dans certaines disciplines, le médicament aurait également été administré délibérément afin d’améliorer temporairement la condition des chevaux.
Dans le même temps, la FEI tient à préciser que les traitements nécessaires ne doivent pas être compromis. La fédération travaille actuellement avec des laboratoires afin d’établir un délai d’attente scientifiquement fondé ainsi qu’un éventuel seuil de détection, permettant une utilisation responsable du produit sans risquer de sanctions sportives. En attendant la publication de ces directives, la FEI conseille aux vétérinaires de ne pas reporter les traitements lorsqu’il existe une indication médicale et de consigner soigneusement chaque administration.
L’objectif n’est donc pas d’interdire l’usage de l’imidocarbe, mais de fixer des règles claires quant au moment où un cheval traité peut revenir en compétition internationale. Durant cette période transitoire, il semble également probable que des tests positifs ne conduisent pas automatiquement à l’ouverture de procédures disciplinaires.