Un sacre à Fontainebleau

Pour Ines Joly, ce départ est une émotion partagée, même si la gratitude domine. « Je suis extrêmement reconnaissante envers mes investisseurs d’avoir fait l’effort de le conserver jusqu’aux championnats de France, malgré les nombreuses offres que nous avions déjà reçues », explique-t-elle. « Ce championnat représente une véritable consécration pour notre travail. Bien sûr, j’aurais aimé le garder plus longtemps afin de l’amener moi-même au plus haut niveau. Sans cette vente, nous aurions débuté les épreuves à 1,60 m à Madrid, mais cela se fera désormais avec un autre cavalier. »

Une comparaison avec un cheval de classe mondiale

Joly ne cache pas son admiration pour le hongre et ose même une comparaison ambitieuse : « C’est un privilège de monter un cheval comme Come On Z. C’est un petit génie. Je le compare souvent à Monaco de Harrie Smolders ; il n’a pas encore son palmarès, mais il en possède les qualités. Je le monte depuis ses sept ans et nous l’avons construit très progressivement, du niveau 1,30 m jusqu’au 1,55 m. »

Selon la cavalière, le hongre a parfois été sous-estimé en raison de son tempérament prudent. « Il est extrêmement respectueux, ce qui a parfois fait douter les gens de ses capacités, mais c’est un véritable combattant. Il a prouvé ce dont il est capable et il est encore loin d’avoir atteint tout son potentiel. »

La bonne écurie

Après le succès de Fontainebleau, le téléphone n’a pas arrêté de sonner, mais une vente précipitée n’a jamais été envisagée. « Je ne voulais pas l’envoyer n’importe où. Il était essentiel pour moi de choisir une écurie qui corresponde réellement à son caractère », confie Joly.

Même si la cavalière rêve de conserver ce type de chevaux sur le long terme, elle reste réaliste et passionnée par son rôle de formatrice : « Mes investisseurs ne sont pas des mécènes, mais grâce à eux, je peux évoluer à ce niveau. J’adore former de jeunes chevaux et redonner confiance à ceux qui l’ont momentanément perdue. Nous avons développé Come On Z nous-mêmes et je suis extrêmement fière du chemin parcouru. »

Fontainebleau comme vitrine

Le départ de Come On Z n’est pas un cas isolé. Après les transferts de Grand Duc de Paradisio, Hard'Rock Queen HJD et First To Cash Out, il s’agit déjà du quatrième duo phare des championnats de France à se séparer. Fontainebleau confirme ainsi plus que jamais son rôle de véritable vitrine où les talents français se révèlent aux yeux du marché international.