Désormais installé en France avec sa femme et sa famille, Victor Bettendorf entretient une relation avec les chevaux qui remonte à ses tout premiers souvenirs.

« J'ai commencé à monter à cheval quand j'étais tout petit, car ma mère dirigeait un poney-club et mon père était un éleveur passionné », explique-t-il. « Il y a toujours eu des chevaux autour de moi, si bien que je ne me souviens même pas de la première fois où je suis monté à cheval. Depuis mon plus jeune âge, je n'ai jamais arrêté de monter. »

Même si le basket-ball et ses études ont un temps rivalisé pour capter son attention, les chevaux ont finalement eu le dernier mot.

« À 24 ans, j'ai décidé de devenir professionnel », raconte-t-il. « J'ai passé cinq ans en Allemagne avant de m'installer en France, où nous vivons aujourd'hui. »

Le moment où tout a basculé

En repensant à Rome en 2024, Victor Bettendorf évoque encore cet épisode avec une certaine incrédulité.

« En réalité, ça a tout changé », reconnaît-il.

La saison n'avait pourtant pas commencé comme prévu après la perte de Mr Tac. Avec le recul, Victor estime toutefois que cette déception a permis à Foxy de la Roque de révéler tout son potentiel.

« Au final, je pense que c'est la meilleure chose qui pouvait arriver à Foxy, parce qu'elle a franchi un cap et a sauté de façon exceptionnelle pendant toute la saison. »

C'est à Rome que Bettendorf a compris qu'il avait sous la selle une jument hors du commun.

« Je crois que c'est à Rome que j'ai vraiment réalisé que je montais une véritable superstar. »

L'épreuve qualificative avait été exigeante et les attentes pour le Grand Prix LGCT du dimanche restaient mesurées.

« Je me souviens avoir dit que le simple fait d'être qualifié serait déjà très bien, parce que le Grand Prix du dimanche allait être trop difficile. »

Pourtant, Bettendorf s'est retrouvé dernier à s'élancer dans le Grand Prix, avec la victoire à portée de main.

« Tout s'est passé si vite et avec une telle facilité. Après ça, tout m'a semblé beaucoup plus simple, parce que je savais enfin ce que l'on ressent lorsqu'on monte une véritable superstar. »

La suite est sans doute ce qui illustre le mieux la confiance que Foxy lui inspirait.

« Lorsque j'ai abordé la seconde manche, c'était la première fois de ma vie que j'étais certain d'obtenir un bon résultat. Je n'ai même pas pensé à faire une faute. J'ai simplement essayé de profiter de l'instant. C'était un sentiment incroyable. »