Sous les projecteurs du Club de Campo Villa de Madrid, l’épreuve s’est rapidement transformée en une véritable bataille contre le chronomètre, obligeant les cavaliers à prendre tous les risques pour espérer décrocher la victoire. Weishaupt a livré sa meilleure prestation au moment décisif : grâce à des virages serrés et des trajectoires audacieuses, il a arrêté le chronomètre à 44,89 secondes, un temps qui a immédiatement donné le ton pour le reste du plateau.

Le public madrilène a chaleureusement soutenu Eduardo Álvarez Aznar, qui a tout donné avec Genaro Paulo mais a finalement dû se contenter de la deuxième place en 45,63 secondes. Lauréate du LGCT Grand Prix de Rabat 2025, Anastasia Nielsen a complété le podium avec Esi Rocky (par Stakkato Gold) grâce à un parcours fluide et compétitif en 46,26 secondes.

Les écarts sont restés très serrés dans le reste du classement. Maximilian Weishaupt — le jeune frère du vainqueur — a terminé quatrième avec Kokomo B (par Kannan), tandis qu’Olivier Philippaerts a complété le top cinq avec Miro (par Diamant de Semilly). Les deux cavaliers ont démontré à quel point les marges étaient minimes sur un parcours qui récompensait l’audace et punissait l’hésitation.

Une ambiance électrique dans un Madrid à guichets fermés

Le Club de Campo Villa de Madrid, affichant complet, a offert un décor inoubliable. Du premier cavalier jusqu’au dernier parcours, l’énergie a traversé les tribunes, avec des acclamations à chaque virage serré et des réactions tonitruantes à chaque parcours sans faute. Madrid a une nouvelle fois prouvé pourquoi cette étape est l’une des favorites du calendrier LGCT : une combinaison unique entre sport de très haut niveau et atmosphère incomparable.

Weishaupt évoque sa nouvelle monture

Weishaupt, qui ne monte ce cheval que depuis peu, a expliqué que la confiance acquise lors de la première manche lui avait donné le courage de prendre davantage de risques.
« C’est encore une collaboration assez récente — je ne l’ai que depuis quelques mois. C’est un cheval exceptionnel, et la façon dont il a sauté lors de la première manche m’a donné la confiance nécessaire pour prendre un peu plus de risques aujourd’hui. Sur l’oxer vertical, j’ai vu ma distance et je me suis dit : “vas-y, ne sois pas lâche” — et heureusement, tout s’est parfaitement déroulé. »

Le cavalier allemand n’a pas tari d’éloges sur l’ambiance madrilène, même s’il a privé le public local d’une victoire à domicile.
« Je dois presque m’excuser auprès des supporters espagnols d’avoir gâché la fête, mais le public ici est incroyable. L’ambiance, la piste — tout à Madrid est spécial. C’est une très belle épreuve à gagner. »

Une touche particulière s’est ajoutée au scénario : Weishaupt devait également affronter son propre frère.
« Je passais après Max, et il n’y avait en réalité que deux options : aller plus vite et faire une faute, ou aller plus vite et rester sans faute. En tout cas, il n’était pas question d’être plus lent que lui ! Heureusement, toutes les barres sont restées en place. »

Un trophée historique

Enfin, Weishaupt a souligné l’importance historique de la Copa del Rey.
« C’est une épreuve vraiment spéciale — je pense qu’elle existe depuis environ soixante ans. Ajouter son nom à cette liste est quelque chose d’unique. Le faire ici, devant ce public et sur cette piste, dans ce concours si traditionnel de Madrid, rend cela encore plus beau. C’est l’un de mes concours préférés, et je suis extrêmement reconnaissant envers mon cheval. Maintenant, nous espérons refaire la même chose demain ! »

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