L’essence de « Bosty »

Le palmarès de « Bosty » est impressionnant : médaille d’or olympique par équipes en 2016, or par équipes aux Jeux Équestres Mondiaux, titres européens et d’innombrables victoires en Grand Prix et en Coupe du monde. Malgré ces succès, il reste les pieds sur terre. Il porte avec fierté le surnom sous lequel tout le monde du saut d’obstacles le connaît.

« Je dois ce nom à mon père », raconte le cavalier en riant. « Il m’appelait ainsi parce que je ne me sentirais jamais vieux. Et à part mes cheveux blancs, c’est tout à fait vrai ! »

La sérénité apporte la concentration

Pour Bost, le succès n’a rien d’un hasard, mais résulte d’une approche méticuleuse.

« Le cheval est mon ami fidèle. Il a besoin de confort et de tranquillité, que ce soit à l’écurie, en concours ou pendant le transport. J’essaie de prêter attention à chaque détail. Un cheval heureux est un cheval qui peut performer ; ce n’est que lorsqu’il se sent bien que vous pouvez vous concentrer sur votre travail. »

Selon le Français, tout commence par le bien-être, mais le travail acharné suit.

« Le bonheur de votre cheval est la première étape. Ensuite, il s’agit de continuer à travailler et à apprendre. Cela ne s’arrête jamais et, en tant que cavalier, vous ne devez jamais cesser. Surtout dans les moments où les choses ne vont pas bien, ou lorsque le lien de confiance ne se fait pas immédiatement sentir, il faut persévérer. »

Professionnalisation

Le sport a énormément évolué ces dernières années, constate Bost.

« Il s’est extrêmement professionnalisé. Les exigences envers les cavaliers sont devenues plus lourdes. Il faut accorder beaucoup plus d’attention à sa propre condition physique, et la préparation des compétitions est plus intensive qu’auparavant. »

Il attribue à ses racines le fait d’être présent sur la scène depuis si longtemps. Le sport équestre coule dans ses veines.

« Cela aide énormément d’avoir grandi dans ce milieu ; enfant déjà, je ne parlais que de chevaux. À un moment donné, j’ai eu l’ambition de devenir chirurgien équin, mais j’ai vite compris que je ne pouvais pas rester assis assez longtemps pour cela. J’ai dû chercher d’autres horizons : dehors, dans le champ, puis sur la piste. »

La clé du succès

À la question de savoir quand un couple fait réellement la différence, Bost est catégorique :

« On ne progresse vraiment dans ce sport qu’au moment où votre cheval vous fait totalement confiance. Ce n’est qu’alors qu’il vous permettra d’évoluer ensemble avec lui, à la fois physiquement et intellectuellement. »