Nina Mallevaey, auteure d’un double sans-faute impeccable avec Dynastie de Beaufour, savoure pleinement son ascension fulgurante :

« Je profite énormément de cette période, » confiait-elle avec le sourire.
« J’ai la chance d’avoir des chevaux incroyables, et en ce moment tout semble magique. Quand Antoine a fait sans faute dans la deuxième manche, nous savions que la victoire était à nous. C’était une sensation incroyable. »

Pour Jeanne Sadran, 24 ans, en selle sur Dexter de Kergelen, cette soirée a également marqué une étape importante :

« Aux Européens je m’étais déjà sentie plus confiante, et aujourd’hui je suis tellement heureuse de gagner ici. C’est ma première victoire en Coupe des Nations Seniors, » expliquait-elle.
« L’an dernier c’était ma première Coupe des Nations, et maintenant ma première victoire. Cette piste me porte vraiment chance. »

Interrogée sur le rapport entre la nouvelle génération et les piliers du saut français tels que Kevin Staut ou Pénélope Leprevost, Sadran a répondu sans détour :

« J’ai le sentiment que les plus anciens sont heureux pour nous, les jeunes. J’apprécie énormément cette expérience à leurs côtés. Et cet après-midi, Simon Delestre était là pour aider Antoine et moi. Mais bien sûr, » ajouta-t-elle en riant, « nous continuons à nous battre pour pousser les anciens dehors ! »

Le chef d’équipe Édouard Couperie a lui aussi salué la profondeur de talents émergents :

« C’est incroyable dans notre sport que des jeunes puissent être si forts et pousser les anciens dehors. Regardez la Belgique, c’est pareil avec des cavaliers comme Thibeau Spits et Gilles Thomas. Pour moi, composer une équipe ici avec trois stars de moins de 25 ans n’était pas difficile. Ils sont vraiment excellents. Honnêtement, ce n’est pas une surprise. »

L’organisateur Stephan Conter a réservé une mention spéciale à l’ascension de Mallevaey :

« Cette demoiselle-là, c’est incroyable. Quelle cavalière ! Elle livre des performances incroyables depuis deux ans. Cela met la pression sur les plus anciens, mais c’est une bonne chose. Cela montre à quel point le sport est devenu compétitif. »

Avec leur énergie juvénile, leur sang-froid impressionnant et leur soif de victoire, la nouvelle génération française n’a pas seulement gagné à Bruxelles : elle a affirmé qu’elle est là pour durer.