Le tribunal de la Fédération Équestre Internationale (FEI) s’est déclaré incompétent pour examiner l’appel de Simon Delestre contre sa disqualification lors des play-offs de la Global Champions League à Prague. Le cavalier français avait initialement réalisé un parcours sans faute, mais s’est vu attribuer a posteriori 32 points de pénalité après que des images vidéo ont montré que la jugulaire de son casque s’était détachée. Son équipe, les Istanbul Warriors, est ainsi passée d’une qualification à une élimination.

L’affaire a suscité une vive controverse, notamment parce que la sanction a été infligée après la fin du parcours et à la suite d’une réclamation. L’équipe comme l’organisateur Global Champions ont remis en question la proportionnalité et la cohérence de la décision, surtout au regard de situations similaires par le passé sans sanction. Toutefois, la procédure ne portait pas tant sur le fond de la décision que sur la question de savoir si celle-ci pouvait être contestée juridiquement.

Le tribunal de la FEI a estimé que ce n’était pas le cas. Selon un principe fondamental du droit du sport, les décisions des jurys prises « sur le terrain » relèvent exclusivement de leur compétence et sont définitives. Étant donné que le jury a agi dans le cadre du règlement, y compris en utilisant les images vidéo dans le délai autorisé, la décision ne peut être réexaminée par une autre instance. Les arguments concernant le moment de la décision ou la manière dont la réclamation a été traitée ont été rejetés.

Bien que Simon Delestre puisse encore faire appel devant le Tribunal Arbitral du Sport (TAS), les chances d’un résultat différent semblent limitées. Le cavalier lui-même a indiqué s’attendre à cette décision, qui illustre surtout le principe strict selon lequel les décisions sportives prises sur le terrain restent contraignantes, même lorsqu’elles suscitent la controverse.