La deuxième journée de compétition a commencé, avec Julien Épaillard actuellement en tête du classement individuel et l’Allemagne en tête du classement par équipes. Mais rien n’est encore joué… L’occasion de revenir sur quelques réactions recueillies lors de la première journée !
Marcus Ehning (GER), qui ouvrait la voie, a apporté une première réponse. En selle sur Coolio 42, le vétéran allemand n’a pas touché une seule barre et a franchi la ligne d’arrivée en 74,16 secondes, lançant ainsi le défi aux 144 couples qui devaient encore s’élancer et posant les bases de la future première place de l’Allemagne au classement par équipes.
« Le parcours m’a laissé une très bonne impression. Ce n’est pas si facile de partir en premier dans une épreuve de vitesse, car je n’avais vu personne avant moi, mais vu la façon dont il a sauté, je suis plus que satisfait », a déclaré Ehning.
Ses coéquipiers ont poursuivi sur cette lancée, permettant à l’Allemagne de terminer la journée en tête d’un classement par équipes extrêmement serré. Daniel Deusser (Otello de Guldenboom) s’est montré satisfait de l’entrée en matière allemande, tout en sachant que les difficultés ne feront qu’augmenter.
« Trois parcours sans faute dans de bons chronos, c’est clairement un bon début pour les Allemands », a-t-il déclaré. « Tout est très serré aujourd’hui et la semaine est encore longue. »
Deusser s’attend à ce que Rothenberger augmente désormais le niveau de difficulté technique.
« Demain, les obstacles seront à 1,60 m, voire 1,65 m selon le programme », a-t-il expliqué. « Ce sera plus technique, avec le triple, et dans deux jours nous aurons même la rivière. Je pense que les deux prochaines manches seront comme deux Grands Prix. »
Vitesse et précision
Le classement n’a cessé d’évoluer tout au long de la journée, au fil des nombreux prétendants qui se sont succédé, chaque virage, chaque foulée et chaque fraction de seconde faisant la différence.
Mais au final, personne n’a réussi à rattraper Épaillard.
Réputé comme l’un des cavaliers les plus rapides de la discipline, le Français a parfaitement justifié sa réputation en selle sur Fringan de Vesquerie, hongre Selle Français de 11 ans.
Leur chronomètre de 70,60 secondes leur a permis de devancer de 1,36 seconde leur plus proche rival, Smolders, et de lancer de manière éclatante leur campagne dans ce Championnat.
Épaillard a reconnu que son parcours ne s’était pas entièrement déroulé comme prévu, mais sa capacité d’adaptation lui a permis de préserver son avantage au chronomètre.
« J’avais prévu de faire neuf foulées jusqu’au mur, puis huit après, mais sur l’oxer avant le mur, les cinq foulées étaient vraiment longues, alors j’ai décidé de changer mon plan », a-t-il expliqué. « Le reste du parcours était bon. Le virage sur la palanque était super. »
Épaillard a également estimé que cette première épreuve offrait un bon équilibre entre la recherche de vitesse et la nécessité de préserver les chevaux pour les difficultés à venir.
« On peut gagner du temps, mais on peut aussi en perdre », a-t-il déclaré. « C’est difficile de trouver le bon équilibre entre terminer parmi les cinq premiers et garder le cheval prêt pour demain. Je pense donc que c’était un bon parcours. »
Avec la qualification de la France pour les Jeux Olympiques de Los Angeles 2028 également en jeu, Épaillard reste avant tout concentré sur la compétition par équipes.
« Nous avons une super équipe, avec de jeunes cavaliers et de vieux guerriers », a ajouté Épaillard. « Bien sûr, nous aimerions monter sur le podium. Nous allons essayer de donner le meilleur de nous-mêmes, de rester concentrés et, avec un peu de chance, vendredi soir, nous serons toujours là. »
Des débuts inoubliables
Des athlètes de sept nations ont fait aujourd’hui leurs débuts aux Championnats du monde FEI de saut d’obstacles à Aix-la-Chapelle, parmi lesquels Maria Gabriela Brugal Gasso, première athlète de saut d’obstacles à représenter la République dominicaine à ce niveau.
Brugal Gasso et J’adore Flamenco ont terminé cette première épreuve avec deux barres au sol, mais l’importance de ce moment dépassait largement le simple résultat sportif.
« C’est toujours un honneur de porter le drapeau », a-t-elle déclaré. « Je représente avec fierté un petit bout d’une petite île des Caraïbes lors du plus grand événement équestre au monde. »
Son parcours est d’autant plus particulier qu’elle partage cette aventure avec J’adore Flamenco, son partenaire depuis six ans, qu’elle a accompagné depuis ses débuts de jeune cheval de huit ans encore inexpérimenté jusqu’à la scène des Championnats du monde.
« Il est tellement spécial. C’est ce qu’il y a de mieux au monde », a-t-elle confié. « Lui et moi, nous avons vécu toutes nos premières fois ensemble. »
Après tout ce qu’il leur a fallu accomplir pour arriver jusqu’à Aix-la-Chapelle, deux barres ne pouvaient guère ternir l’émotion de ce moment sous les projecteurs de la Soers.