À Lyon se disputait la deuxième étape de la Ligue d’Europe occidentale de la Coupe du monde Longines FEI de saut d’obstacles. Dans ce Grand Prix coté à 1,60 m, le suspense est resté entier jusqu’au passage du dernier concurrent, mettant les nerfs du public à rude épreuve. Au terme d’un dénouement haletant, Julien Épaillard a finalement offert au clan tricolore une magnifique victoire à domicile !
Pas moins de quatorze couples se sont qualifiés pour le barrage de cette étape de la Coupe du monde Longines FEI de saut d’obstacles, disputée à 1,60 m à Lyon. Le public lyonnais a ainsi assisté à un barrage particulièrement disputé, où les meilleurs cavaliers mondiaux se sont livré une lutte acharnée contre le chronomètre.
Première à s’élancer, Kendra Claricia Brinkop a ouvert les hostilités avec Replay van ’t Paradijs (Bamako de Muze), étalon BWP né à l’élevage Stal ’t Paradijs. La cavalière allemande a signé un parcours rapide en 42’’30, mais une barre à terre est venue alourdir son score de quatre points.
Le Belge Thibeau Spits lui a succédé en piste avec Impress-K van ’t Kattenheye (Indoktro-K van ’t Kattenheye), étalon Zangersheide de onze ans né chez A. Strobbe et T. Raman. Le couple a immédiatement placé la barre très haut en signant un sans-faute en 41’’50, mettant la pression sur les concurrents suivants.
Mais le plateau particulièrement relevé de ce barrage allait progressivement repousser le Belge au sixième rang. Devant son public, Julien Épaillard a finalement mis tout le monde d’accord en s'imposant avec Le Coultre de Muze (Presley Boy), étalon de quinze ans né chez Joris de Brabander. Fidèle à son redoutable sens du chronomètre, le Normand a bouclé un barrage sans la moindre faute en 38’’17, s'adjugeant ainsi une magnifique victoire à domicile.
Julien Épaillard : « Quand on prend le départ, c’est pour gagner ! »
« Je n’ai pas tout à fait respecté le plan que je m’étais fixé pour ce barrage. J’ai notamment ajouté une foulée dans la dernière ligne, mais cela a finalement suffi », a confié Julien Épaillard à l’issue de sa victoire.
« J’avais déjà gagné ici en 2022 et c’est toujours un immense plaisir de s’imposer devant son public. Quand on prend le départ d’une épreuve, c’est pour gagner ! Mais s’il y a bien une chose que j’ai apprise, c’est qu’il faut aussi toujours compter sur une petite part de chance. Aujourd’hui, elle était de notre côté. »
L’Allemand Richard Vogel est passé tout près du chronomètre de référence établi par le couple français. Associé à Cloudio (Casall), né chez H. Arendt, il s’est emparé de la deuxième place, devançant le Suisse Édouard Schmitz, troisième avec Gamin van ’t Naastveldhof (Chacco Chacco), hongre sBs de quatorze ans issu de l’élevage de P. de Heer.
Dernier à entrer en piste, le Britannique Ben Maher a prolongé le suspense en se faisant quelque peu attendre avant de s’élancer avec Point Break (Action-Breaker), âgé de douze ans. Le couple a finalement terminé au pied du podium, à la quatrième place.
Le Néerlandais Willem Greve a, quant à lui, complété le quinté de tête en prenant la cinquième place avec Party In De Hus (Kannan).