Le début de la saison 2026 du Longines Global Champions Tour est suspendu à un fil. En raison d’une escalade militaire soudaine dans la région du Golfe, la situation sécuritaire autour de l’étape d’ouverture à Doha est devenue extrêmement précaire. Alors que des missiles traversent l’espace aérien, chevaux et membres du personnel se trouvent déjà sur le site de la compétition.
Le timing de cette crise est désastreux pour l’organisation et pour le monde équestre. À seulement cinq jours du coup d’envoi officiel de la saison, la région s’est transformée en véritable foyer de tensions. À la suite de frappes conjointes américaines et israéliennes contre des cibles en Iran, Téhéran a lancé une riposte affectant l’ensemble de la région. Bien que Doha — contrairement à Abu Dhabi et Bahrain — ait activé avec succès ses systèmes de défense et ne semble pas avoir été directement touchée à ce stade, la tension est palpable.
Chevaux et équipes dans l’incertitude
Contrairement à un concours européen classique où les participants arrivent peu avant le début des épreuves, Doha est au cœur du circuit depuis plusieurs semaines. De nombreux cavaliers et chevaux étaient déjà présents sur place pour les compétitions organisées au complexe Al Shaqab.
Toute la logistique est en place et les écuries accueillent des athlètes de tout premier plan, mais les interrogations se multiplient : est-il responsable de maintenir la compétition sous un ciel menaçant ? En cas d’annulation, comment organiser le retour rapide et sécurisé des chevaux et du personnel, alors que le trafic aérien subit actuellement des restrictions ?
Une situation évoluant de minute en minute
L’organisation du Longines Global Champions Tour retient son souffle. Sa porte-parole, Floss Bish-Jones, a indiqué qu’un contact étroit est maintenu avec les autorités qatariennes, mais qu’aucune décision officielle n’a encore été prise.
« La situation sur le terrain évolue littéralement d’une minute à l’autre. Nous attendons des mises à jour de nos contacts sur place et des autorités locales. Pour l’instant, nous ne disposons pas d’éléments suffisamment fiables pour nous prononcer. »
Concernant l’état des écuries, l’organisation se montre prudemment optimiste : « D’après les dernières informations, tout le monde est sain et sauf et aucune frappe n’a eu lieu à proximité des écuries. C’est le point positif le plus important à l’heure actuelle. »
Un coup d’envoi menacé
Alors que le LGCT prévoyait d’ouvrir la saison 2026 en grande pompe, il semble désormais que la première des dix-sept étapes puisse être compromise. Sans résolution diplomatique rapide, une annulation paraît inévitable. Le monde équestre suit avec inquiétude l’évolution de la situation au Moyen-Orient.